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Où se situent les priorités économiques africaines ?

Pour essayer d’appréhender objectivement les besoins des pays africains, il faut réellement dépasser les clichés habituels concernant le continent.
L’Afrique est surtout connue pour la pauvreté, les épidémies et les instabilités politiques. Mais au-delà de tout cela, il y a un réel potentiel économique qui reste inexploité.
A la base, propulser, si ce n’est catapulter ce potentiel économique se traduit par l’ouverture et la diversification du marché. Concrètement, il est notamment attendu des gouvernements d’améliorer le climat des affaires d’un côté, et de mieux distribuer les richesses crées par la croissance de l’autre.

L’Afrique et les investissements

Les marchés africaisn se diversifies grâce aux invstissement locaux et étrangers qui y affulent

Les marchés africaisn se diversifies grâce aux invstissement locaux et étrangers qui y affulent

Prendre des mesures incitatives pour attirer les investisseurs étrangers est une idée connue pour être la garantie de la croissance.
Les investisseurs étrangers ont d’abord besoin d’un cadre légal clair et facilitateur. C’est d’ailleurs pour cette raison que les partenaires occidentaux comme l’UE encouragent les réformes législatives dans ce sens. C’est également pour cette raison que des conventions bilatérales de coopération économique (entre un pays développé et un pays africain) insistent particulièrement sur la protection des investissements (liberté des transferts, droit de rapatriement des fonds, etc.).
Les entrepreneurs étrangers ont besoin d’infrastructures. La carence en infrastructures (électriques, routières, etc.) décourage les étrangers. C’est donc l’une des toutes priorités des pays en développement.

Les entrepreneurs ont besoin d’avoir confiance au système local.

a) Tout gouvernement africain doit dynamiser l’élan des investisseurs locaux pour que ceux-ci croient en la capacité de leur économie nationale. L’expérience nous apprend que beaucoup d’étrangers rechignent à investir dans un pays où les entrepreneurs locaux ne croient pas en la force leur économie.
b) Les réformes doivent être concrétisées. Entre autres, les chambres de commerce régionales marocaines font figure d’exemples du fait qu’elles épaulent activement les étrangers. Leurs actions couplées avec celles des réseaux professionnels locaux consistent en l’assistance pour l’élaboration d’un business plan Maroc en phase avec les réalités locales, en un conseil PME ou en une assistance pour TPE.
c) La confiance des entrepreneurs étrangers s’obtient aussi par la qualification des techniciens locaux. Cette qualification est le gage de la valeur ajoutée de l’investissement. C’est justement pour éviter de faire appel à des salariés expatriés coûteux que des investisseurs anglo-saxons du Maghreb (surtout en Algérie) s’activent pour former des ingénieurs locaux.
Sinon, entre autres avec ses plus de 70 filières de bac pro, la France fait figure d’exemple pour la valorisation de la formation professionnalisante.

La diversification du marché

Concrètement, la Chine a très tôt compris que c’est en diversifiant son marché qu’elle accélérerait sa croissance. Depuis longtemps, les économies africaines ont été tributaires des matières premières. Les effondrements de cours constituent dès lors une épée de Damoclès.
Mais certains pays en ont pris conscience, et la part des matières premières dans la croissance économique tend à diminuer. Les grandes économies comme le Nigéria notamment misent beaucoup sur l’agriculture et les télécommunications. De plus en plus de pays africains veulent encadrer du mieux que possible d’autres secteurs prometteurs, comme les métiers de services.
Il faut aussi diversifier les partenaires. La France et les Etats-Unis restent très présents en Afrique. Le Royaume-Uni a été en 2013 le premier pays investisseur en Afrique (Source : rfi.fr).
La collaboration avec l’Inde présente l’avantage de rendre bien effective la politique de diversification du marché. En effet, les investisseurs indiens sont présents dans pratiquement tous les secteurs.
La Russie est un partenaire de taille mais elle ne s’intéresse qu’aux matières premières, à l’heure où les pays africains veulent asseoir leur croissance sur des secteurs diversifiés.
La Chine est comme l’Inde, car elle ne se contente pas du pétrole soudanais. Les Chinois investissent dans de nombreux secteurs. En se présentant comme une alternative aux Occidentaux, le gouvernement chinois se présente comme le nouveau partenaire qui ne met pas de conditionnalités strictes à ses prêts. Sauf que de cette manière, la Chine ré-endette certains pays africains qui se sont peu à peu affranchis de leurs dettes par des processus longs avec les partenaires occidentaux.
Source : http://beaugasorain.blogspot.com/